salut les terriens



Je vous observe depuis quelques siècles depuis là-haut. Non, ne levez pas la tête, vous ne me verrez pas. Mais moi, avec mes instruments, je peux voir sur terre un acarien se gratter les couilles et entendre ac/dc dans son casque. Je suis à mille milliards de vos kilomètres et ce que je vois me fais froid dans le dos.

On commence avec une petite note humoristique, mais maintenant on passe aux choses sérieuses.
Oui, j’ai bien dit quelques siècles, car sur ma planète nous ne mourrons pas. Mais moi, je vous vois naître, vivre et mourir dans une insouciance la plus totale. Aussi, je vais vous expliquer comment ça marche sur la planète Exylon où je vis, et peut-être vous en tirerez des conclusions et, espérons pour vous, changer.

Vous rendez-vous compte que vous allez droit dans le mur, ou plutôt au bord de la falaise ? Un pas de plus et c’est la fin pour vous.

Oui, nous sommes immortels. Si par accident l’un de nous disparaît, il est aussitôt remplacé. Mais immortel veut dire pas de procréations. Donc nous n’avons pas de sexe. Juste un seul couple pour assurer la relève. Cette chose qui vous obsède et qui créee des violences, des viols et surtout une surpopulation imminente que votre terre ne pourra plus nourrir d’ici quelques années.
C’est peut-être un peu radical, mais si une majorité de la population était stérilisée dès la naissance, il n’y aurait plus ce problème de surpopulation. Juste de quoi renouveler le cheptel si l’on peut dire, mais surtout ne pas ruiner votre si belle nature.

Car c’est cela votre gros problème. Vous détruisez votre environnement car tout se rapporte à l’argent. Ha ! L’argent. Vous détruisez forêts, eau, végétation, espèces animal. Tout ça pour le pognon.

Mais à qui profite cet argent ?

Êtes-vous si stupides pour ne pas vous rendre compte que cela ne profite qu’à une minorité qui s’enrichit à milliard alors que l’on vous appauvrie de jours en jours ?

Voilà comment ça se passe chez nous. Tout est gratuit. Vous voulez quelque chose, vous le prenez. En contrepartie, vous produisez autre chose. Tout le monde a la même voiture, même télé, même salon etc.. Donc pas de jalousie et par conséquent pas de vols. Pourquoi aller voler la voiture du voisin alors qu’on peut l’avoir au coin de la rue. Et personne ne s’enrichit sur le dos des autres et personne ne s’appauvrit. C’est le partage et l’égalité absolu. Donc, pas de violence, pas de délinquance et bien évidement pas de police. A quoi servirait-elle ?

Sur ma planète il n’y a pas de monnaie. C’est elle qui vous détruit. Le profit, le profit et encore le profit. Réfléchissez deux secondes à votre situation. Vous êtes 1000 à travailler dur pour une misère pour qu'un seul se gave. Il serait pourtant facile de l’envoyer se faire voir, et arrêter de vous faire exploiter. Certes vous n’aurez plus de quoi subvenir à vos besoins, mais lui non plus. Et je pense que c’est lui qui sera le plus dans la merde. Car lui ne sait rien faire de ses dix doigts. Vous êtes 6 milliards à travailler comme des esclaves pour que cent seulement se remplissent les poches.

Réveillez-vous bordel !

Bien sûr, ce Monsieur prend son petit déjeuner avec croissants, brioches et jus de fruits frais sur sa terrasse avec une vue imprenable sur son parc pendant que vous êtes dans votre cuisine avec une tartine de pain. Il monte dans sa voiture de luxe pour aller à son entreprise alors que vous êtes dans le métro. BOUM ! Un 38 tonnes et s’en est fini de lui. Il aura ruiné des populations, des vies, des forêts pour gagner toujours plus et finalement il finit comme un steak haché. Mais vous vous continuerez à suer sang et eau pour son remplaçant qui fera perdurer le massacre.

Savez-vous que certains milliardaires auraient assez d’argent pour nourrir un de vos continents ? Et vous trouvez ça logique. Vous ne bougez pas. Vous me faites pitié. L’esclavage a été aboli sur votre planète il y a quelques dizaines d’années. En êtes-vous si sûrs ?

Si je remonte à votre préhistoire, où déjà je vous observai, les tribus s’attaquaient entre elles pour s’approprier les biens du voisin. Y compris les femmes. Déjà le sexe depuis l’aube de votre temps. Prendre les terres, la cueillette, la viande. Et tout au long de votre histoire, depuis 300 000 ans, ça n’a pas changé. En avoir toujours plus. Mais pour le compte de qui ? Il y a eu des centaines de millions de morts dans toutes vos guerres successives et l’argent accumulé, les terres confisquées n’ont profité qu’à ceux qui donnaient les ordres bien à l’abri loin des conflits.

Depuis que ma planète Exylon existe, rien de tout ça n’a eu lieu. La seule raison est que tout le monde est au même niveau. Pas de hiérarchie, pas vouloir posséder plus que son voisin et surtout pas d’argent. Sans argent il n’y a pas de jalousies. C’est tout simple. Tellement simple.

Dès lors que vous avez crée cette idée de monnaie, votre monde a commencé à basculer vers l’inéluctable, la fin de votre espèce. Vous le savez, mais vous vous voilez la face. Vous restez dans votre petit confort heureux des pièces jaunes que l’on vous jette qui vous permettent de survivre.

Vous êtes le cancer de votre terre. Vous vous implantez, vous multipliez, vous détruisez et quand il n’y a plus rien vous recommencez ailleurs. Tous les organes de votre planète sont infectés par le virus de l’humain. Mais vous êtes aussi bêtes que les virus. Vous tuez l’organisme qui vous abrite. S’il meure, vous aussi. C’est pourtant enfantin.

Vous avez oublié le sens du mot partage. Quel intérêt avez-vous d’avoir la plus belle voiture de votre quartier qui vous coûte un bras en entretien si votre voisin n’a pas de quoi se nourrir ? Vous avez une superbe maison avec 5 pièces qui ne vous servent à rien et vous enjambez le même SDF tous les matins. Et vous n’avez même pas honte. Quel horreur !

Depuis le temps que je vous regarde, j’ai appris à vous haire et à vous vomir. Des sentiments qui n’existent pas chez nous. Parce que vous êtes complice de ce système. Oui, vous avez bien lu : complice. Il est vrai que le confort a des avantages, ordinateur, télé, téléphone et j’en passe, mais pour construire tout ça vous polluez. Vous mangez de la merde et pour cela vous ravagez des forêts entières pour faire de l’huile de palme à la place et par conséquent faites disparaître des espèces animal. Animaux que vous traitez de manière inhumaine dans des batteries et des élevages. Et si vous refusiez cela. Arrêtez de consommer n’importe quoi n’importe comment. Si ça ne s’achetait pas, ça ne se vendrait pas et tous ces industriels perdraient leurs richesses.

De la haut je peux sentir l’odeur putride de votre Terre qui est en train de mourir à petit feu, aussi je vous dis adieu sans regrets. On m’assignera une autre planète à observer en espérant voir des habitants plus sensés.

Kyxfroi (texte de Bruno, un ami et fidèle lecteur du blog)


citation voyage






déclinaison Patatine en noir et blanc


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Pierre Rabhi




Pierre Rabhi est un essayiste, agriculteur biologiste, romancier et poète français, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ».
Il défend un mode de société plus respectueux de l’homme et de la terre et soutient le développement de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et préservant les ressources naturelles, l’agroécologie, notamment dans les pays arides.




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nature citation





bourdon



Miracle quotidien de la vie, celle qui pousse chaque être à aller de l'avant pour ne point périr...



José Mujica le sage




Ex président de l'Urugay, José Mujica s'est distingué par son mode de vie, très éloigné du faste habituel de la fonction présidentielle. Délaissant le palais présidentiel, il habitait la petite ferme de son épouse, « au bout d'un chemin de terre » en dehors de Montevideo. Il continuait à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucía Topolansky, à des fins commerciales, et donnait environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des « petits entrepreneurs », conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois).

On n'est pas près de voir des présidents comme ça dans nos sociétés dites « modernes » où nous sommes littéralement possédés par nos possessions pléthoriques, qui rognent notre liberté (la vie est courte...).


 
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chat de rencontre



Un chat de rencontre c'est toujours l'occasion de faire un beau portrait !



A la lumière du passée...





architecture nature




Dans la moindre fleur se cache un agencement secret que le « grand architecte » a soigneusement disposé...


le temps du chat



Le chat semble distiller le temps à l'aune d'une durée qui ne passe plus et s'immobilise...


chardon bleu




Un gorille retrouve l'homme qui l'a élevé 5 ans plus tard






Dans la jungle africaine, Damian Aspinall est parti à la recherche de Kwibi, un gorille qu'il avait élevé au Howletts Wild Animal Park en Angleterre avant de le relâcher 5 ans auparavant dans les forêts du Gabon. Sans savoir si Kwibi avait survécu, Damian a lancé une expédition et va finalement le retrouver beaucoup plus grand et fort. Surtout, le gorille va le reconnaitre et va montrer les mêmes marques d'affection qu'avant leur séparation.

L’émotion est palpable tant le gorille semble ému de ces retrouvailles.


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miettes de gnose



"Nous sommes venus de la lumière, là où la lumière est née d'elle-même."

Log. 50 évangile selon Thomas.


« L'homme intérieur ne se situe ni dans le temps ni dans l'espace, mais purement et simplement dans l'éternité. »

Maître ECKHART

 

Lire, méditer, contempler, paresser : vivre




"Une activité intense, que ce soit à l'école ou à l'université, à l'église ou au marché, est le symptôme d'un manque d'énergie alors que la faculté d'être oisif est la marque d'un large appétit et d'une conscience aiguë de sa propre identité. 

Il existe une catégorie de morts-vivants dépourvus d'originalité qui ont à peine conscience de vivre s'ils n'exercent pas quelque activité conventionnelle. Emmenez ces gens à la campagne, ou en bateau, et vous verrez comme ils se languissent de leur cabinet de travail. Ils ne sont curieux de rien; ils ne se laissent jamais frapper par ce que le hasard met sur leur chemin; ils ne prennent aucun plaisir à exercer leurs facultés gratuitement; et à moins que la Nécessité ne les pousse à coups de trique, ils ne bougeront pas d'un pouce. 
Rien ne sert de parler à des gens de cette espèce : ils ne savent pas rester oisifs, leur nature n'est pas assez généreuse. 
Ils passent dans un état comateux les heures où ils  ne peinent pas à la tâche pour s'enrichir. [...]. S'il leur faut attendre un train pendant une heure ou deux, ils tombent, les yeux ouverts, dans une sorte d'hébétude. [...]. Pourtant il est probable que ce sont, dans leur domaine, des travailleurs assidus, qu'ils peuvent repérer au premier coup d’œil un contrat douteux ou la moindre fluctuation du marché. Ils ont été à l'école et à l'université, mais durant tout ce temps, ils ne pensaient qu'au prix d'excellence. Ils ont parcouru le monde et rencontré des gens brillants, mais durant tout ce temps, ils ne pensaient qu'à leurs propres affaires. Comme si l'âme humaine n'était pas déjà assez limitée par nature, ils ont rendu la leur plus petite et plus étriquée encore par une vie de travail dépourvue de toute distraction. Et voilà soudain qu'ils se retrouvent à quarante ans, apathiques, incapables d'imaginer la moindre façon de s'amuser, et sans deux pensées à frotter l'une contre l'autre en attendant le train. S'il avait eu trois ans, notre homme aurait escaladé les caisses. S'il en avait eu vingt, il aurait regardé les filles. Mais maintenant, la pipe est fumée, la tabatière est vide, et le voilà assis sur un banc, raide comme un piquet, avec des yeux de chien battu. Ce n'est pas vraiment ce que j'appelle réussir sa vie."

Robert Louis Stevenson, “Apologie des oisifs”.





« Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail ». 

 R.L. Stevenson
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